Souvenirs de Guerre de Raymond Lescastreyres

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Après la guerre…

 


Résumé.

La "drole de guerre" est bel et bien terminée lorsque les armées d'Hitler envahissent la Belgique, puis la France, contournant la ligne Maginot. L’Armistice est signé le 24 juin. L’Angleterre seule poursuit héroïquement la lutte.




 

 Le livre broché

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Marcelle et Jacques Schoettel.
Marcelle et Jacques Schoettel.





Année 19
40.  (extrait)

  L

a température, en cet hiver 39-40, descendra parfois jusqu’à moins 20 degrés dans l’Est de la France.  Le vin gèle dans les tonneaux (voila sans doute la vraie raison de la déroute des armées françaises. Note du Webmaster.) et je me souviens avoir vu dans les journaux de l’époque des photos sur lesquelles on voyait, à côté d’une cuisine roulante, des soldats débitant à la hache des blocs de vin prés d’un tonneau éclaté.

Au jour de l’an, quatre mois que la guerre est déclarée et, pratiquement, rien ne se passe. L’inaction commence à peser à nos soldats, ce n’est pas bon pour le moral. Le Commandement crée le « Théâtre aux Armées » ce qui permet à quelques artistes (démobilisés pour l’occasion ) de venir se produire dans les régiments, mais assez loin des lignes de feu cependant. Pour soutenir le moral, tant celui des soldats que des civils, la radio nous sert des slogans comme « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts », la méthode Coué a du bon, et nous invite à nous séparer de nos vieilleries en nous répétant : « avec votre vieille ferraille nous forgerons l’acier victorieux ! » On a même fait des affiches que l’on voit placardées un peu partout, de même qu’une autre affiche qui, elle aussi fait flores : « taisez-vous, méfiez-vous, des oreilles ennemies vous écoutent . »

 Enfin on voit arriver, venant de la zone des armées, les premiers permissionnaires. Certes, on ne peut pas dire qu’ils ont mauvais moral, ils se demandent surtout quand et comment tout cela va finir. Quand ils sont en ligne, les patrouilles, les travaux d’aménagement du   terrain, la pose de mines les occupent mais lorsqu’ils reviennent au repos à l’arrière, à part jouer au football (déjà) ou aux cartes,  sculpter des cannes ou graver des quarts et gamelles en aluminium, il n’y a pas grand chose à faire. Cela va bien un moment mais on s’en lasse vite. Après quelques jours passés en famille ils repartent vers leurs régiments, pas toujours gonflés à bloc, il faut bien le reconnaître.

A Mont de Marsan la vie continue sans grands changements. On trouve toujours de tout dans les magasins, aucune restriction d’aucune sorte. La guerre ? c’est loin, très loin d’ici, pour  le moment. On en parle à la radio, on la lit dans les journaux, on en voit quelques images édulcorées aux actualités quand on va au cinéma. Bref, pour beaucoup de personnes et  pour l’instant ce n’est encore qu’un sujet de conversation. Pour ce qui me concerne, je me plais bien dans mon travail de secrétaire dactylo, je tape à longueur de journées des dossiers d’affaires correctionnelles et, parfois, des dossiers d’assises. Ces derniers, je dois le reconnaître, sont assez rares car, à l’époque, hormis quelques incendies volontaires ou tentatives d’empoisonnement, je n’ai pas souvenir d’avoir vu passer des dossiers concernant un quelconque crime. Mes loisirs consistent à aller de temps à autres, au cinéma ou on projette à l’époque « Blanche neige et les 7 nains », « Robin des Bois », les premiers films en couleur qu’il m’est donne de voir. Je joue aussi au football dans une équipe de patronage ainsi qu’au Rugby.

 En avril, avec le renouveau, les choses se mettent enfin à bouger. Le 9 avril, Hitler lance ses troupes à la conquête du Danemark et de la Norvège pour assurer la continuité de son approvisionnement en minerai de fer suédois qui transite par le port norvégien de Narvik. Une opération conjointe Franco-Anglaise tentera, avec un succès certain mais limité, de s’y opposer, ce qui va permettre à Paul Raynaud, notre chef de Gouvernement, de claironner à la radio «  nous venons de couper la route du fer à l’Allemagne. » hélas, si cette affirmation péremptoire a permis de remonter un peu le moral des français, l’illusion n’allait pas tarder a être dissipée car le 10 mai, la nouvelle éclatait comme un coup de tonnerre. Hitler a attaqué la Hollande, la Belgique et le Luxembourg.  

  

Du 10 mai au 25 Juin 1940

  J

e me souviens très bien de ce 10 mai. Le Printemps est vraiment là, un soleil éclatant dans un beau ciel bleu. Quel contraste avec le coup de tonnerre dont la radio, à longueur de journée, se fait l’écho. Les armées allemandes ont commencé à envahir la Hollande, la Belgique et le Luxembourg, précédées par des bombardements aériens et des lâchers de parachutistes. Certes les mines sont graves mais ce n’est pas l’affolement. Les Français ont confiance en leur armée et en leurs alliés britanniques. Et puis, ne leur a t’on pas dit et répété que « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts »  Pourtant, la gravité va succéder à l’inquiétude. Les Panzers balaient tout sur leur passage, appuyées au plus près par les « stukas » (avions d’assaut qui attaquent en piqué.)  La Belgique, dont une fois de plus la neutralité vient d’être violée, a demandé l’aide de la France qui lui envoie des troupes.

Le 13 mai, après avoir traversé le Luxembourg et les Ardennes, les panzers de Guderian et de Rommel sont á Sedan, cela signifie que la ligne Maginot est débordée par l’Ouest et que la route de Paris sera plus difficile a défendre. Et puis on entend à nouveau parler de réfugiés, Belges puis habitants des Ardennes et du Nord. Comme tout le monde, je lis les journaux, j’écoute la radio, je me dis qu’il n’est pas possible que notre armée puisse être battue, je ne veux pas y croire. En 1914 il y a bien eu la bataille de la Marne qui a stoppé l’Allemand, pourquoi n’y aurait-il pas un nouveau miracle de la Marne ? 

A Mont de Marsan rien n’a changé, il est vrai que, par rapport à la ligne de feu nous sommes à l’autre bout de la France, mais on sent les gens très préoccupés.  Les jours passent, les nouvelles sont de plus en plus mauvaises. Les bulletins d’information de la radio sont tous précédés de ce passage de la Marseillaise : « Aux armes citoyens ! » répété  plusieurs fois sans les paroles et ces six notes : « sol, sol, sol, mi, do, ré » finissent par résonner comme un glas dans mon cœur d’adolescents. Les vois des speakers sont graves qui nous font suivre la foudroyante progression  en direction de la mer des blindés allemands qui, après avoir franchi la Meuse, foncent plein ouest et, par Amiens et Abbeville atteignent la Manche le 25 mai, 15 jours seulement après le début de leur offensive. Les Allemands appellent cela la Blitzkrieg (guerre éclair) et force est de reconnaître qu’elle mérite bien ce nom.

 Hélas, dans l’affaire, le corps de bataille franco-anglais qui combat en Belgique, ne peut plus retraiter, et sera, heureusement, en grande partie  sauvé grâce à l’opération Dynamo, montée par l’Amirauté Anglaise avec le concours de la RAF. Une multitude de bateaux Anglais (petits et grands), des navires français aussi, du 25 mai au 2 juin, embarqueront quelques 350.000 hommes sur les plages de Dunkerque, Malo les Bains et Bray-Dunes, malgré les bombardements et mitraillages de la Luftwaffe et de l’armée allemande qui les encercle. Par contre, le matériel (chars, canons, camions et approvisionnements divers) rendu inutilisable restera sur place.

Nous sommes en juin. Après un court répit les Panzers repartent vers le sud. Les communiqués militaires nous parlent de repli de nos troupes sur « des positions préparées à l’avance » mais, de plus en plus, le pessimisme succède au doute. Quelques réfugiés réussissent à arriver jusque dans notre sud-ouest et ce qu’ils racontent avoir subi (désordres, pagaille invraisemblable sur les routes encombrées d’enfants, d’autos, de camions, le tout sous les attaques incessantes des Stukas qui, dans un hurlement d’apocalypse lâchent leurs bombes en piqué puis mitraillent en rase motte) n’est pas fait pour remonter le moral.

 Tout va maintenant très vite. Il n’y aura pas de miracle de la Marne. Le gouvernement quitte Paris pour Bordeaux le 10 Juin. Le 14 juin, Paris est déclarée « ville ouverte » plus rien n’empêche les Allemands d’y pénétrer.

 Nous sommes pétrifiés, assommées, sans voix, un sentiment d’impuissance mêlé de honte nous submerge. Comment une grande nation comme la France a t’elle pu être humiliée à ce point, en un mois ? Certes il y a bien quelques unités qui continuent, avec succès souvent, de s’opposer à l’avance Allemande, mais il s’agit de cas isolés, aucune manœuvre coordonnée ne peut plus être réalisée. On le sent bien au ton de la radio, c’est la débandade. Le 16 juin, le Maréchal Pétain, devenu chef du gouvernement à la suite de la démission de Paul Raynaud, s’exprime à la radio dans ces termes : « Il faut cesser le combat. » Je l’écoute avec les enfants Schoettel, nous avons tous les larmes aux yeux et Jacques me dit : « Qu’allons nous devenir, nous, Alsaciens ? » Très rapidement, l’Armistice est signé le 24 juin. L’Angleterre seule poursuit héroïquement la lutte. Les Allemands sont aux portes de Bordeaux Le 25 ils sont à  Mont de Marsan et à la frontière franco-espagnole.

 Les premiers Allemands que je vois sont des motocyclistes montant deux side-cars, casqués et bottés, vêtus d’un imperméable gris vert très ample. Ils sont très jeunes (à peine plus de vingt ans je présume.) Les passagers des side-cars ont à leur disposition une mitrailleuse, les pilotes sont armés d’un pistolet mitrailleur porté en bandoulière. Sur leurs casques ils portent les deux éclairs, qui deviendront tristement célèbres, des SS et sont des éléments de reconnaissance avancée d’une division d’infanterie.

 Dès le lendemain, un important détachement de cette division s’installe à la caserne Bosquet et, dans les rues, on les voit défiler impeccablement ( il faut bien le reconnaître) en chantant. Ils ont reçu l’ordre de leur commandement de se monter particulièrement « Korrects » avec la population et en effet, je n’ai pas le souvenir d’un quelconque incident à l’époque.

 Comme les magasins sont encore bien approvisionnés, ils achètent à tour de bras mais ils payent (beaucoup ont déjà de l’argent Français). Les bijouteries, les magasins de lingerie féminine, les pâtisseries, les commerces de vins et liqueurs, sont pris d’assaut.

L’Armistice est onc signée et les hostilités ont, en principe, cessé. Toutefois, les derniers occupants de la ligne Maginot (qui, finalement, n’aura servi à rien) pris à revers, ne se rendront que le 30 juin. J’entends dire qu’un général français, parti à Londres, a, le 18 juin, lancé un appel à la résistance. Personnellement, je n’ai pas entendu cet appel car les Allemands, depuis longtemps déjà, brouillent la BBC. Bien plus tard, j’apprendrai que ce général se nomme de Gaulle.

Plus de 1.500.000 soldats français sont prisonniers.

 

Du 25 juin au 31 décembre 1940

  T

rès rapidement, l’armée allemande prend l’entière possession de la ville de Mont de Marsan, ville importante à leurs yeux car située exactement sur la ligne de démarcation (Demarkation Linie) qui, partant de la frontière suisse à hauteur du lac de Genève, passant par Chalon sur Saône, Moulins, Bourges, Vierzon, le sud de Tours, Poitiers, Angoulême, Langon, Mont de Marsan et Orthez, atteint à Saint Jean Pied de Port la frontière espagnole, partageant ainsi la France en deux zones qui prennent les noms de Zone Libre et Zone Occupée.

  La Zone Libre sera dirigée, depuis Vichy, par l’état français à la tête duquel le Maréchal Pétain essaiera (du moins pendant un certain temps) de conserver un semblant d’autonomie et de liberté, bien que soumis à de très dures conditions d’Armistice. La Zone Occupée, par contre, est toute entière soumise à l’autorité allemande qui ne va pas tarder à se mettre en place et a faire sentir toute sa puissance.

 Tout d’abord, l’Alsace et la Lorraine, comme en 1870 sont annexées par l’Allemagne et cessent donc d’être françaises. Le choc, chez nos amis Schoettel est profond. Toute la famille pleure à chaudes larmes lorsqu’ils apprennent que, très rapidement, comme tous les autres Alsaciens-Lorrains évacués en 1939, il va leur falloir bientôt, le temps que les dégâts causés par la guerre soient réparés et que les moyens de transport soient mis en place, regagner Mulhouse, qui ne sera plus Mulhouse, mais Mulhausen. Pour Marcelle, Jacques, Pierrot et leurs parents, c’est un déchirement et, pour moi, un véritable crève-cœur. Nous avons tant de choses en commun, nous sommes tellement attachés les uns aux autres.

Le mois de juin n’est pas terminé que les Allemands ont déjà mis en place leur Feldkommandantur qui remplacera l’autorité Française sur la ville, installé, sur les routes partant de Mont de Marsan vers la Zone Libre, des barrières gardées militairement interdisant tout passage aux personnes non munies d’un « Ausweiss » (Laissez Passer). J’habite au bord de la route qui, à la sortie de Mont de Marsan, mène en Zone Libre, à Villeneuve de Marsan, à 15 Kms de chez moi. La barrière allemande se trouve  à environ 300 mètres de ma maison, juste au passage à niveau de la voie ferrée Mont de Marsan – Roquefort dont j’ai parlé précédemment, et c’est cette voie ferrée, désormais interdite à tout trafic ferroviaire, qui matérialise à cet endroit la ligne de démarcation. Cette voie ferrée, je le rappelle, est en remblai et présente donc, par endroits des passages souterrains  busés pour permettre l’évacuation des eaux de pluie. Ces passages s’avèreront bien utiles comme on le verra par la suite.

 La présence militaire se renforce. Les Allemands réquisitionnent les plus beaux hôtels, les plus belles demeures. Ils savent où ils vont, ils sont bien renseignés, et de longue date.  A ce sujet, voici une anecdote :  durant l’été 1938, dans le parc de la Pépinière à Mont de Marsan avait eu lieu une foire exposition organisée par la ville et principalement les commerçants. La librairie Richy (la plus grande de la ville et où on trouvait tout ce qui concernait, à l’époque, la presse, la radio, la musique) avait son stand, certainement un des plus courus de la foire et qui avait un immense succès auprès de la jeunesse montoise. C’était la grande vogue de Charles Trenet et de ses chansons, notamment « je chante », « y’a d’la joie », « boum », « mam’zelle Clio » et bien d’autres encore. Au stand Richy se produisait un mime, sosie parfait de Trenet, grand, mince, blond, frisé, mêmes yeux bleus, dents étincelantes, même drôle de petit chapeau rond aux bords relevés posé en arrière du crane, même sourire éclatant, et qui mimait à la perfection le chanteur. Certes, il ne chantait pas, c’était un disque qui tournait (le play-back existait déjà) mais l’illusion était parfaite. Chaque jour j’allais l’écouter et je n’étais pas le seul. Nous étions très nombreux à admirer son numéro. Grande a été la surprise des Montois quand, avec les premiers éléments de l’armée Allemande ils ont reconnu, sous l’uniforme d’un Oberleutnant, le mime du stand Richy !  sans doute avait-il été envoyé en 1938 en reconnaissance en France, au cas où.

Le couvre-feu est instauré, plus aucun civil n'est autorisé à circuler après 21 heures, sauf de très rares exceptions. Les contrevenants, arrêtés par les nombreuses patrouilles, sont amenés, soit à la Kommandantur pour y cirer les bottes des soldats, soit à la caserne pour y peler les pommes de terre dans les cuisines de l'armée. Ils ne seront libérés qu'à 6 heures le lendemain matin.

Les armes détenues par les civils doivent être remises à la Kommandantur mais certains, malgré les terribles sanctions promises aux contrevenants, prendront le risque d'enterrer leurs fusils, dûment graissés, dans des coins connus d'eux seuls. Toutes ces mesures font l'objet d'affiches jaunes, imprimées en noir, placardées un peu partout.

Les vivres se raréfient dans le courant, des mois de juillet, et août, sucre, beurre, nouilles, viande, café, chocolat, pommes de terre sont devenus difficiles à trouver et on parle de plus en plus de la mise en place prochaine de cartes de rationnement. Oranges et bananes ont totalement disparu, tous les ports de la façade Atlantique, Manche et Mer du Nord étant fermés au trafic commercial. L'essence aussi se fait très rare, réservée (avec parcimonie) aux services d'urgence ‑ médecins et pompiers notamment, les autres (rares) propriétaires de voitures doivent les laisser au garage, ou alors, les transformer en véritables monstres par l'adjonction de cylindres verticaux imposants, installés à l'avant du véhicule, leur permettant d'utiliser comme carburant les gaz issus de la combustion en vase clos du charbon de bois. C'est le fameux principe du ''Gazogène'' que les transporteurs et taxis seront bien obligés d'utiliser s'il veulent subsister.

Dans mon travail, peu de changement; la Kommandantur exige néanmoins que les prisonniers civils incarcérés pour « actes anti francais » soient, libérés... ils ne sont d'ailleurs pas, fort heureusement, très nombreux

Chaque jour, sous les fenêtres du Tribunal, je vois, j'entends passer les “abteilungen” sections,  compagnies SS qui, tête nue, en survêtement uniforme et en chantant à plusieurs voix, sans la moindre cacophonie, vont faire du sport, au stade de l'Argenté tout proche. Il faut reconnaître que leur discipline, leur allure martiale en imposent et on en vient même à comprendre pourquoi nous avons été battus. Chez ces soldats, ce n'est pas de l’à-peu-près mais de l'extrême rigueur. Chose nouvelle pour nous Français, on voit arriver très vite dans les états majors et unités de transmissions allemandes les premières auxiliaires féminines, femmes soldats, que nous avons tôt fait, de baptiser “les souris grises” à cause de leur uniforme gris et non « feldgrau » comme celui des hommes.

Courant août les Schoettel sont avisés d'avoir à se tenir prêts à retourner chez eux au début du mois prochain un convoi de rapatriés devant se former en gare de Mont de Marsan.  A contrecœur, ils font  leurs bagages. Ils veulent encore croire qu'un miracle les empêchera de partir. Jacques va avoir 13 ans il n'envisage pas un seul instant, que la guerre, qui continue avec l’Angleterre, puisse durer assez  pour qu'il soit contraint d'y participer puisque considéré à présent, comme sujet allemand.

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